Confinement : la fronde des petits commerçants

ParLaurence Guidicelli (à Nice), Julian Mattei (à Bastia), Catherine Lagrange (à Lyon), Stéphane Thépot (à Toulouse), Clémence de Blasi
·1 min de lecture
Des commerçants manifestent leur colère.
Des commerçants manifestent leur colère.

Depuis vendredi minuit, la France est de nouveau confinée. Si de nombreuses dérogations existent, les petits commerçants des centres-villes ne sont pas tous concernés et une fronde est en train de s'organiser. Des commerçants soutenus parfois par leur maire et leurs arrêtés. Tour d'horizon.

À Lille, la librairie Place Ronde entre en résistance

Mercredi soir, comme des millions de Français, Fabienne van Hulle assiste, effarée, à l'allocution présidentielle annonciatrice d'un reconfinement. Le lendemain matin, pour l'anniversaire de ses 57 ans, cette libraire indépendante se met à pleurer en prenant son thé. « Sur les 25 millions d'aides destinées à la librairie, je n'ai touché que 1 055 euros par mois de fermeture, ce qui n'a couvert qu'une petite partie de mes charges fixes? » Quand elle comprend que la Fnac pourra continuer à vendre des livres, « un vent de révolte souffle sur [s]on cerveau », raconte-t-elle. Fabienne van Hulle décide d'entrer en résistance. « Je sais ce que j'encours ? le passage de la police, une amende, et la fermeture administrative si je n'obtempère pas. Mais entre ça et assister sans rien dire à la fonte de toutes les économies que j'ai placées dans cette librairie? je prends le risque ! »

Elle décide de rester ouverte, et les clients sont au rendez-vous « pour soutenir la culture, les livres et les auteurs ». La maire de Lille, Martine Aubry, appelle de son côté à la signature d'une pétition pour rouvrir les librairies.

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