Confinement face aux variants : Emmanuel Macron prend ses distances avec les scientifiques

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Deux semaines après avoir décidé de ne pas confiner la population, le gouvernement se réjouit de sa décision. Pourtant, de nombreux scientifiques semblent ne pas être de cet avis.

Confinera, confinera pas, nouvel épisode. Il y a deux semaines, cela paraissait inéluctable : la France allait revivre la situation des mois de mars et d’octobre 2020, ce n’était qu’une question de jours. Coup de théâtre fin janvier : le premier ministre Jean Castex assure que nous avons "encore une chance d’éviter le confinement". Mardi 9 février, Olivier Véran envisageait même la possibilité que la France ne soit jamais reconfinée. Vague d’optimisme dans la majorité, où l’on salue "le pari réussi" du chef de l’État. Les chiffres de l’épidémie, qui restent stables, autour de 20 000 nouvelles contaminations et 400 décès quotidiens cette semaine, vont pour l’instant dans son sens. Mais pour combien de temps ? L’épidémie l’a montrée plus d’une fois : prudence est mère de sûreté. Car s’ils n'augmentent pas, les chiffres se rapprochent de ceux des deux premières vagues épidémiques. Au printemps et à l’automne dernier, on comptait environ 33 000 et 32 000 nouveaux cas quotidiens. Surtout, la part des variants bondit : ils pourraient devenir majoritaires au début du mois de mars et changer la donne de l’épidémie. De nombreux scientifiques plaident donc pour l’instauration de mesures strictes afin d'éviter une envolée des contaminations. Mais entre la science et le gouvernement, le divorce se...

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