Confinement : entre désarroi et résistance, les libraires dénoncent "l'injustice" de leur fermeture

Annie Yanbekian
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Alors que la France a débuté jeudi minuit une nouvelle phase de confinement face à la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, les libraires indépendants, déjà secoués par ce nouveau coup d'arrêt, se sont pris une douche froide supplémentaire, vendredi 30 octobre, en découvrant qu'en plus des hypermarchés, la Fnac n'avait pas fermé ses portes. L'enseigne, qui vend des téléphones et du matériel informatique, très utiles pour le télétravail, s'est glissée dans cette brèche lui permettant de maintenir son activité. Or, la Fnac est aussi un vendeur de livres, et vendredi, ses rayons livres sont restés ouverts.

À Paris, les premières réactions d'un libraire recueillies en matinée par France 2 exprimaient alors incompréhension et colère : "C'est une injustice", clamait Antoine Fron, patron de la librairie Les Traversées. "Aujourd'hui, à la Fnac, ils peuvent vendre quarante exemplaires de Yoga de Carrère pendant que nous, on va en vendre trois par internet ? C'est scandaleux, c'est de la concurrence déloyale."



À Paris, Yannick Poirier, le patron de la librairie Tschann exprimait de son côté sur France 3 son intention de rester ouvert : "Aujourd'hui, on a la culture du masque, on n'a pas de risque matériel, sanitaire, majeur à ouvrir. On aurait un signe très négatif à envoyer si on acceptait la (...)

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