Confinement : les effets de l’absence d’activité physique sur la santé mentale

Par Thibaut Déléaz
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Si le temps d'activité physique des Français a globalement baissé pendant le confinement, une femme sur cinq a tout de même réussi à en faire plus qu'en temps normal. (Photo d'illustration)
Si le temps d'activité physique des Français a globalement baissé pendant le confinement, une femme sur cinq a tout de même réussi à en faire plus qu'en temps normal. (Photo d'illustration)

Les Français n'ont pas suffisamment bougé pendant le confinement. C'est ce que confirme une étude publiée jeudi 4 février dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France. Sur la base des déclarations de 2 000 personnes interrogées début mai, les chercheuses ont noté « une dégradation des comportements d'activité physique et de sédentarité dans la population adulte pendant la période [du premier] confinement ». Un manque d'activité qui a un impact direct sur la santé mentale des Français.

« Les résultats ne sont pas surprenants, mais cette étude permet de les quantifier », explique Hélène Escalon, l'une des chercheuses y ayant contribué. « Pendant le premier confinement, la moitié de la population n'a pas atteint les recommandations d'au moins 30 minutes d'activité physique par jour, que ce soit du sport, des déplacements ou des activités domestiques. » La marche est, confinement oblige, l'activité physique dont la pratique a le plus diminué pendant la période.

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L'activité physique a chuté chez les hommes

La pratique d'une activité physique a surtout baissé chez les hommes ? 49 % en ont fait moins de 30 minutes par jour pendant le confinement, contre 29 % avant ? que chez les femmes ? 53 % pendant, 47 % avant. C'est l'une des surprises de l'étude : « Les femmes et les hommes se sont retrouvés au même niveau d'atteinte des recommandations, alors que d'habitude la prév [...] Lire la suite