Avec le confinement, le défi des cours hybrides au lycée

Yannis Breney, professeur en Haute-Saône, a d’habitude dans sa classe une trentaine de lycéens. Mais, ce jour-là, ils ne sont plus que la moitié en présentiel. Les autres suivent son cours de mathématiques à distance. Une nouvelle organisation qui demande des allers-retours successifs entre le tableau numérique et le PC quand il faut répondre, via le chat, aux élèves qui sont à distance. "Ce sont des petites questions intermédiaires qui les aident à ne pas perde le fil de ce qui est exposé", explique Yannis Breney. Car suivre un cours sur un écran ne facilite pas toujours la compréhension. "J’ai beaucoup plus délayé mon cours que d’habitude", reconnait cet enseignant du lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains. L’Education nationale a lâché du lest Tous les deux ou trois jours, les rôles s’inversent. Les élèves qui étaient à distance reviennent en classe. Les autres restent chez eux, pour le meilleur ou pour le pire. "Il y a parfois des problèmes de connexion", explique cette lycéenne. Sous la pression des syndicats d’enseignants et des élèves qui réclamaient un renforcement des mesures sanitaires, le ministère de l’Education nationale a, ces derniers jours, lâché du lest en autorisant les cours à distance dans les lycées. "Mais pas plus de la moitié du temps scolaire", a prévenu Jean-Michel Blanquer, pour éviter les décrochages scolaires du premier confinement.