Confinement et coronavirus : quel est l'impact sur l'hygiène corporelle des Français ?

Confinement et coronavirus : quel est l'impact sur l'hygiène corporelle des Français ?

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, la plupart des Français respectent les mesures barrières et se lavent davantage les mains. Mais qu’en est-il de leur hygiène corporelle ?

Les spécialistes ne cessent de le répéter depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus : il est important de se laver régulièrement les mains pour éviter la transmission du virus. Un message qui semble parfaitement intégré par la plupart des Français. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, ces derniers n’accorderaient pas autant d’importance à leur hygiène corporelle. Selon une étude menée par l’Ifop pour 24Matins.fr, à peine 67% des personnes interrogées procèdent à une toilette complète tous les jours, contre 76% fin janvier au début de la crise.

Les hommes auraient davantage tendance à se laisser aller que les femmes. 73% d’entre elles se lavent entièrement tous les jours contre 61% de la gente masculine. Il semblerait que cette “dégradation” de la fréquence de lavage du corps soit liée à la diminution du lien social. Seuls un peu plus de la moitié des hommes (57%) qui vivent confinés seuls se laveraient quotidiennement le corps et le visage.  

L’enferment a un impact sur l’estime de soi

Le rôle de l’apparence, si important d’ordinaire, en aurait pris en coup depuis le début de l’épidémie. Si 91% des femmes indiquent changer de culotte tous les jours, seuls 68% des hommes changent de slip ou de caleçon. On imagine déjà la gent masculine grommeler en pensant qu’elle est plus sincère que la gent féminine ! Une fois de plus, le fait d’être confiné seul, chez soi, n’encouragerait pas à prendre soin de soi. 41% des hommes admettent ne pas changer de slip tous les jours contre 15% des femmes.

Si un grand nombre d’hommes ne changent pas de slip… un certain nombre de femmes ne portent plus de soutien-gorge depuis le début du confinement. 8% déclarent ne pas en porter contre 3% au début de la crise. Ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui en mettraient le moins (20% d’entre elles).

Autre enseignement intéressant : l’enfermement aurait un réel impact sur l’image de soi. 12% des femmes seulement se trouvent belles aujourd’hui contre 22% avant le confinement. Ce sont d’ailleurs les femmes qui se sentent le moins bien dans leur peau qui se lavent moins souvent depuis le début de la crise.