Confinement : contraints de rester fermés, les commerçants entre dépit et inquiétude

Jeudi 12 novembre, ils étaient suspendus aux lèvres de Jean Castex. La sentence est tombée pour les commerçants : aucune réouverture n'est à l'ordre du jour. Celle-ci pourrait toutefois survenir le 1er décembre si, d'ici-là, la situation sanitaire s'est améliorée. "Ce ne sont pas les 10 000 euros accordés par le gouvernement qui vont nous permettre de nous en sortir," peste malgré tout le gérant d'une boutique de prêt-à-porter. Braver les interdits La situation est plus délicate encore pour les bars et restaurants qui, même en cas d'amélioration, resteront portes closes le 1er décembre. "Je crains que nous ne soyons encore fermés jusqu'à mi-janvier, souffle un restaurateur. Cela deviendrait alors très compliqué pour nous." Certains commerçants ont décidé de braver les interdits en ouvrant leurs boutiques, en permettant par exemple aux clients de venir retirer leurs articles après réservation. "Fermer en novembre, qui est le deuxième mois le plus important de l'année pour nous ? Impossible," assure le patron d'un magasin de vêtements situé à Toulouse (Haute-Garonne). La réouverture ou non des commerces jugés non-essentiels sera réévaluée dans quinze jours.