Confinement : les commerces non-essentiels ferment pour quatre semaines

À Strasbourg (Bas-Rhin), une file d’attente digne d’un premier jour de soldes s’étend devant les magasins, samedi 3 avril. Pourtant, devant les enseignes de prêt-à-porter, il n’y a pas de promotion. C’est juste la dernière ligne droite avant la fermeture des commerces non-essentiels pour un mois. Cette obligation de fermeture est vécue par beaucoup de commerçants comme une injustice. “On ne comprend pas, car dans les magasins on est à trois maximum. Alors que sur les quais et sur les berges, ils sont 180, 200, 500… Et sincèrement ça me fait du mal”, Yael Cao, gérante d’une boutique à Strasbourg. Certains clients sont venus par solidarité À Toulouse (Haute-Garonne), les clients sont venus tout au long de la journée, certains par solidarité. “Je trouvais ça bien de venir pour nos commerçants ce jour-là avant qu’ils ferment plutôt qu’aller après sur Internet”, explique une cliente. Mais Internet est l’outil que compte relancer le gérant de la boutique.