Confinement : des commerçants bravent l'interdiction d'ouverture

À Toulouse (Haute-Garonne), le magasin de vêtements d'Antoine Nori, considéré comme non-essentiel, devrait être fermé, mais suite au prolongement du confinement, le gérant a décidé de rouvrir rien qu'une journée, en signe de protestation. "On est en train de mourir, je veux bien qu'il y ait une urgence sanitaire, mais les gens s'entassent dans les grandes surfaces [...] la plupart des autres pays ont compris que le petit magasin contamine moins", confie-t-il. Plusieurs commerçants veulent également alerter le gouvernement sur le Black Friday, qui profitera davantage aux grandes plateformes de commerce en ligne, comme Amazon. Une nécessité Depuis le début du confinement, des commerçants bravent la loi en continuant leur activité clandestinement. À l'image d'une coiffeuse qui reçoit toujours ses clients dans son salon situé dans la région toulousaine. Pour elle, il s'agit davantage d'une nécessité que d'un choix. "J'ai besoin de faire des achats, je vais pas aller braquer une banque donc je vais travailler parce que c'est ce que je sais faire. Certes, on est peut-être hors la loi pour le faire, mais obligé d'aller le faire", justifie-t-elle.