Confinement. En Belgique, les librairies classées “commerces essentiels”

Courrier international (Paris)
·2 min de lecture

Alors que le gouvernement français a décidé de fermer les librairies pendant le confinement, provoquant l’ire des libraires et de nombreux lecteurs, la Belgique, elle, a fait le choix inverse. Le gouvernement De Croo a justifié cette exception en expliquant qu’il souhaitait préserver la santé mentale des Belges.

“La Belgique n’allait pas faire à nouveau un énorme cadeau à Amazon”, remarque Le Soir. “Après ultime arbitrage”, le gouvernement d’Alexander De Croo a décidé samedi de permettre aux librairies de demeurer ouvertes pendant le confinement, au même titre que d’autres commerces jugés essentiels comme les épiceries, les supermarchés, les stations essence ou les magasins de bricolage, rapporte le quotidien belge.

Elles devront simplement respecter les mêmes précautions sanitaires et n’auront pas la possibilité de proposer des animations ou de laisser les enfants accéder à d’eventuels espaces de jeu.

Lors du premier confinement, le gouvernement belge avait fait fermer les librairies. Mais cette fois-ci, il a jugé nécessaire de les maintenir ouvertes pour aider la population à passer le cap de ce second confinement et “maintenir en vie cette forme de culture”, note Le Soir.

“Rien de mieux que d’ouvrir un livre pour s’évader de la situation terrible que nous vivons”

“Il nous semble essentiel de développer une attention à l’égard des plus fragiles mais aussi au niveau de la santé mentale de tous les Belges. La culture a un rôle énorme à jouer en la matière”, a expliqué le vice-Premier ministre Georges Gilkinet au quotidien belge. “Parce qu’il n’y a rien de mieux que d’ouvrir un livre pour s’évader de la situation terrible que nous vivons”.

À l’inverse, la France a, elle, décidé de fermer les librairies pendant le second confinement, provoquant la colère du monde de la culture et de nombreux Français. 250 écrivains, éditeurs et libraires ont publié un manifeste appelant Emmanuel Macron et le gouvernement français à revenir sur leur décision,

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :