Confinement : "Les étudiants sont les principales victimes collatérales", estime le psychiatre Nicolas Franck

Cours à distance, concours annulés, vie sociale entre parenthèses... les étudiants ne sont sans doute pas ceux qui se plaignent le plus du Covid-19, mais ils en subissent néanmoins les conséquences. "Ce sont les principales victimes collatérales," assure même Nicolas Franck, auteur de Covid-19 et détresse psychologique - 2020, l'odyssée du confinement (Odile Jacob, 2020). "Ils sont jeunes, logés dans de petites surfaces, avec une précarité financière certaine. Ils ont vu leurs études s'interrompre et n'ont pas forcément pu se projeter dans l'avenir." "Les mêmes causes risquent de reproduire les mêmes effets" D'après le psychiatre, les conséquences du deuxième confinement seront néfastes pour une grande partie de la population. "C'est quelque chose qui va éprouver une partie d'entre nous, craint-il. Certains vont retrouver leurs habitudes, leur confort. Mais pour ceux qui ont mal supporté le premier confinement, les mêmes causes risquent de reproduire les mêmes effets." Entré en vigueur le 30 octobre, le deuxième confinement doit durer jusqu'au 1er décembre, au moins.