Faut-il faire confiance aux cosmétiques solides ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Natural handmade cosmetics, soap, solid shampoo, face cream made of oranges and pumpkin on wooden background. Creative flatlay

60 Millions de consommateurs donne ses conseils pour un stockage des cosmétiques solides en toute sécurité.

Shampooing, dentifrice, déodorant, de nombreux cosmétiques existent maintenant sous une forme solide. Plus économique, plus respectueux de l’environnement, ces cosmétiques semblent avoir tout bon mais, qu’en est-il vraiment ?

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Dans son nouveau hors-série, La crème des cosmétiques, comment choisir les plus sûrs (janvier-février 2021), 60 Millions de consommateurs s’est penché sur l’innocuité de ces cosmétiques solides. Pour cela, l’association a examiné douze shampooings, six déodorants et six dentifrices solides. En comparaison de leurs homologues emballés, ces cosmétiques sont davantage sensibles à la contamination microbienne ce qui pourrait donc entraîner l’apparition de champignons. “Si un savon classique a un pH élevé du fait de la saponification, un shampooing solide a, lui, un pH proche de celui de la peau. En cosmétique solide, on trouve souvent des pH en dessous de 8, très favorables au développement de champignons”, détaille la toxicologue, Annette Lexa, citée par le magazine.

L’importance du stockage

Ce risque microbien est davantage présent pour les produits qui ne moussent pas comme l’explique Sophie Strobel, biologiste spécialisée en cosmétologie : “Le risque bactérien est très limité sur les produits moussants qui contiennent des tensioactifs, car ces derniers ont des propriétés antimicrobiennes”. Pour éviter la prolifération des microbes, il est recommandé de prendre soin de ses cosmétiques et de ne pas les laisser macérer dans l’eau. Prenez également le temps de les laisser sécher à l’air libre entre les utilisations. Et si des champignons se développent, Annette Lexa tient à rassurer les consommateurs : “Ces champignons ne sont pas dangereux pour la majorité des consommateurs. Seules des personnes fragiles, malades ou immunodéprimées, par exemple, pourraient développer des mycoses buccales avec un dentifrice mal conservé. Pour une personne en bonne santé, ce n’est pas un réel problème, juste une question d’hygiène”. Des conseils à retrouver dans le hors-série de 60 Millions de consommateurs.

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