Les vérités de Claude Gubler, le médecin de Mitterrand

Le docteur Gubler sur le plateau de « Tout le monde en a parlé », en 2011.  - Credit:INA ARDITUBE
Le docteur Gubler sur le plateau de « Tout le monde en a parlé », en 2011. - Credit:INA ARDITUBE

C'est l'un des secrets les mieux gardés de la République. Un président à peine élu, déjà malade. À l'automne 1981, François Mitterrand, à l'Élysée depuis quatre mois, apprend qu'il est atteint d'un cancer. Dans l'ombre, deux hommes vont le soigner et se taire : le docteur Ady Steg et le docteur Claude Gubler. Ce dernier va suivre le président de la République partout dans ses déplacements. En 2011, le médecin était l'invité de Thierry Ardisson dans son émission Tout le monde en a parlé disponible sur INA ArdiTube – et revenait sur douze ans de mensonges.

Médecin des artistes – Picasso, Dali ou René Char –, Claude Gubler rentre chez les Mitterrand à la fin des années 1960 en prenant la succession du médecin de famille. Le docteur découvre un patient solide comme un roc. « Quand il venait en consultation, c'était pour me dire "surtout pas de médicaments". Lors du premier bulletin de santé, en 1981, il n'y avait rien à signaler », déclare-t-il. Sauf qu'à l'automne 1981, après un voyage au Mexique marqué par de puissantes douleurs lombaires, les résultats des examens sont formels : le tout nouveau chef de l'État souffre d'un cancer de la prostate avec des métastases. Il lui reste trois ans à vivre. Pourquoi ne pas avoir découvert avant le mal ? « On ne fait des examens que sur des symptomatologies. Il n'a rien, on ne fait rien. On ne dit pas à quelqu'un : "Je vais vous faire une IRM cérébrale pour découvrir un anévrisme." Cette tumeur existait peut-être avant [...] Lire la suite