Une conférence régionale afin de trouver des solutions pour les réfugiés centrafricains

Forcés de quitter leur pays à cause des violences récurrentes depuis 2013, environ 700 000 Centrafricains sont réfugiés en Afrique centrale. Un cycle de crises qui a conduit le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HRC) à proposer la première rencontre régionale sur la question des déplacements forcés à Yaoundé.

Une conférence a lieu depuis lundi à Yaoundé au Cameroun, qui compte 345 000 réfugiés centrafricains, soit quasiment la moitié. L'idée de cette rencontre est d'aller au-delà de la seule réponse humanitaire. Il en est sorti la déclaration de Yaoundé où les États participant à la réunion s'engagent sur plusieurs objectifs dont la création « d'un mécanisme de suivi et de coordination axé sur les solutions pour les pays affectés par la crise centrafricaine ». Ce mécanisme incluant les sept pays affectés par la crise centrafricaine sera co-présidé par la Centrafrique ainsi qu'une co-présidence tournante.

« Renforcer la cohésion sociale » avec les réfugiés

Pour Fatoumata Kaba, une des porte-parole du HCR, l'aide doit avant tout permettre de réinsérer les réfugiés et de faciliter leurs démarches administratives : « La crise ne va pas finir du jour au lendemain. Et donc, pendant que les réfugiés sont dans les pays d’asile, on doit faire un maximum pour que les réfugiés puissent trouver de l’emploi, avoir accès à l’éducation, à toute sorte de services sociaux, qu’ils puissent avoir les pièces d’identité qui sont retenues. Par exemple, un réfugié centrafricain qui n’a pas de pièce d’identité reconnue parce que, tout ce qu’il a comme document, c’est un papier du HCR, ne peut pas nécessairement bénéficier de crédits, parce qu’une banque ne va pas reconnaître ce document. »

Beaucoup d’entre eux vivent dans les zones où ils pourraient s’en sortir s’ils avaient de l’espace pour cultiver

« L’autre chose, c’est l’accès à la terre parce qu’il y a beaucoup d’entre eux qui vivent dans les zones où ils pourraient s’en sortir, s’ils avaient de l’espace pour cultiver, affirme Fatoumata Kaba. Bien sûr, tout cela en soutenant les communautés qui les accueillent. On ne peut pas aider les réfugiés sans apporter un quelconque appui dans l’idée de renforcer la cohésion sociale. »

Selon le décompte du Haut-Commissariat pour les réfugiés, les Centrafricains ayant quitté leurs foyers face aux crises se trouvent au Cameroun (345 000) en RDC (212 000), au Tchad (119 000), au Congo-Brazzaville (29 000), au Soudan (28 000) et au Soudan du Sud (2 500).

► À lire aussi : Réfugiés : le HCR alerte sur la situation en RCA, au Sahel ou en Ouganda

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles