Conditions de l’UE aux aides d’Air France : "Un marché ultralibéralisé au détriment de notre compétitivité"

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La Commission européenne a imposé une série de contreparties aux nouvelles mesures de soutien à Air France, annoncées mardi 6 avril. Selon le spécialiste du secteur aérien Paul Chiambaretto, ces conditions montrent la primauté des règles de concurrence sur les considérations industrielles au niveau de l'UE.

Rattrapée par la patrouille. Des nouvelles mesures de soutien à Air France ont été annoncées mardi 6 avril, pour aider la compagnie aérienne à faire face aux lourdes pertes provoquées par la crise du Covid-19. Ces aides supplémentaires doivent renforcer les capitaux de l’entreprise à hauteur de 4 milliards d’euros : le prêt de 3 milliards accordé par l’Etat en juin dernier doit d’abord être converti en " obligations perpétuelles ", un instrument hybride entre dette et actions assimilé à des fonds propres. Air France lancera également une augmentation de son capital d’un milliard d’euros, assurée en partie par l’Etat et complétée par des actionnaires privés.En échange de ce soutien, la Commission européenne a imposé une série de contreparties à l’entreprise. Une forme de compensation aux entorses posées par le plan au traité de Maastricht, qui interdit normalement " les aides accordées par les Etats (...) qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence ", et dont les restrictions ont été assouplies à la faveur de la crise. Si l’Etat français est autorisé à abonder les fonds de l’entreprise, il devra ainsi réduire " sensiblement " sa participation à la...

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