Condamnations pour le meurtre d'une étudiante qui a secoué la Turquie

Un tribunal turc a condamné mercredi à de lourdes peines de prison deux hommes reconnus coupables d'avoir tué et violé une étudiante, Sule Cet, dont le meurtre a ébranlé un pays miné par les violences contre les femmes.

Un tribunal turc a condamné mercredi à de lourdes peines de prison deux hommes reconnus coupables d'avoir tué et violé une étudiante, Sule Cet, dont le meurtre a ébranlé un pays miné par les violences contre les femmes. Cagatay Aksu, un homme d'affaires qui avait employé la jeune femme comme assistante avant de la limoger, a été condamné à la prison à vie pour "homicide volontaire" et "viol" par un tribunal d'Ankara, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu. L'autre accusé, Berk Akand, a été condamné à plus de 18 ans de prison pour l'avoir aidé, d'après Anadolu.

En mai 2018, le corps de Sule Cet, une étudiante de 23 ans, avait été retrouvé au pied d'un immeuble dans un quartier huppé d'Ankara, après être tombé du 20ème étage où se trouvait le bureau de M. Aksu. Les deux accusés affirment que la jeune femme s'est suicidée. Les autorités turques ont elles aussi dans un premier temps qualifié la mort de Sule Cet de suicide. Mais, sous la pression de ses proches et d'organisations de défense des droits des femmes, une enquête pour meurtre a été ouverte.

La jeune femme a subi une agression sexuelle

Selon les médias turcs, le rapport d'autopsie indique que la jeune femme a subi une agression sexuelle avant sa mort et que des traces d'ADN appartenant à l'un des deux hommes ont été relevés sous ses ongles. En outre, selon la presse, Sule Cet a envoyé quelques heures avant sa mort un SMS à une amie dans lequel elle disait être retenue contre son gré. L'affaire Sule Cet a suscité une vive émotion, mais aussi des controverses : lors d'une audience en février, l'un des avocats de la défense a ainsi évoqué le fait que la jeune femme n'était pas vierge, provoquant l'indignation.

En Turquie, la presse rapporte quasi(...)


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