Condamnation de Fariba Adelkhah : "Il s'agit d'une décision strictement politique, pour ne pas dire idéologique", dénonce son comité de soutien

franceinfo

Détenue depuis juin 2019 en Iran, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été condamnée à 5 ans de prison pour "collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale", alors que la France réclamait sa libération. "Il s'agit d'une décision strictement politique, pour ne pas dire idéologique", réagit samedi 16 mai sur franceinfo, Jean-François Bayart, professeur à l’institut des hautes études internationales et du développement à Genève (IHEID), et coordinateur du comité de soutien à Fariba Adelkhah. Cette condamnation intervient près de deux mois après la libération de son collègue et compagnon, Roland Marchal.

franceinfo : Quelle est votre réaction ce matin à l'annonce de la condamnation de votre consœur ?

Jean-François Bayart : La colère, bien entendu. De toute façon, sur le plan strictement juridique, cette affaire n'a aucun sens. Les conditions même du "procès", avec énormément de guillemets, sont absolument hors norme du point de vue du droit international. Donc il ne s'agit naturellement pas d'une décision judiciaire, mais d'une décision politique, qui s'explique sans doute en partie, par la détermination de Fariba Adelkhah à défendre la liberté scientifique en Iran et au-delà.

Sa condamnation pour "collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale", c'est du pipeau. Sauf à considérer que l'anthropologie nuit à la sécurité nationale de quelque pays que ce soit.

Jean-François Bayart, professeur à (...)

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