La condamnation de Dieudonné à 9000 euros d'amende pour sa chanson sur la Shoah confirmée en appel

AL
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L'humoriste controversé Dieudonné, le 22 juin 2020, à Chartres - Guillaume SOUVANT © 2019 AFP
L'humoriste controversé Dieudonné, le 22 juin 2020, à Chartres - Guillaume SOUVANT © 2019 AFP

La cour d'appel de Paris a confirmé ce jeudi la condamnation du polémiste Dieudonné M'Bala M'Bala à 9000 euros d'amende pour complicité d'injure à caractère antisémite après la publication d'une vidéo et d'une chanson intitulées "C'est mon choaaa". Cette condamnation peut se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement.

La chanson, publiée en juin 2017 sur Youtube, Deezer, Spotify et Apple Music, comporte les paroles suivantes: "J'ai chaud à la tête devant le barbecue. Si les merguez sont casher, j'aurai peut-être la corde au cou". En novembre 2019, le tribunal avait condamné le polémiste à 9000 euros d'amende alors que le parquet avait requis dix mois d'emprisonnement ferme.

Atteinte à la dignité humainte

Le tribunal avait alors jugé que les paroles de sa chanson renvoyaient "incontestablement, par voie d'insinuation, au drame de la Shoah qui est tourné en dérision" et le "droit à l'humour" invoqué par Dieudonné "se heurte à un autre droit, celui de la dignité humaine".

Dieudonné M'Bala M'Bala, âgé aujourd'hui de 55 ans, avait nié être le chanteur et l'auteur de cette chanson, écrite selon lui par un détenu lors d'un "atelier de chanson potache" en prison. L'été dernier, il avait été définitivement banni des principales plateformes en ligne, comme YouTube, Facebook, TikTok et Instagram, au nom de la lutte contre les contenus à caractère haineux.

"Sinistré financièrement"

L'arrêt de la cour d'appel lui impose également de verser plusieurs milliers d'euros de dommages et intérêts ou frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles.

"Dieudonné est comme tous les artistes, sinistré financièrement, avec la période et l'absence de spectacles", à réagi son avocate, Me Isabelle Coutant-Peyre, interrogée sur la capacité financière de son client à s'acquitter de ses amendes.

L'humoriste controversé, au casier judiciaire rempli depuis une décennie par ses sorties antisémites, a également été condamné en juillet 2019 à trois ans d'emprisonnement, dont deux ferme, et 200.000 euros d'amende pour fraudes fiscales, blanchiment, abus de biens sociaux ou encore organisation frauduleuse de son insolvabilité.

Article original publié sur BFMTV.com