Condamné pour viols et tentatives de meurtre: ce que l'on sait du preneur d'otages de Condé-sur-Sarthe

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La prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) le 5 octobre 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER              © 2019 AFP
La prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) le 5 octobre 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

L'auteur de la prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) "a accepté volontairement de se rendre", après l'intervention des services de police du RAID, a annoncé le procureur de la République d'Alençon, François Coudert, en début d'après-midi ce mardi. L'agresseur est un détenu de l'établissement, qui avait pris en otage deux surveillants pénitentiaires, dont un a été blessé.

"Cet individu était condamné pour des faits de tentatives de meurtre et de viols à la réclusion criminelle à perpétuité", a expliqué François Coudert. De plus, "il avait déjà dans le passé été condamné pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Condamné pour viols et tentatives de meurtre

Cet homme, âgé de 33 ans, a en effet un lourd passif judiciaire. C'est en septembre 2017 qu'il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour deux viols et tentatives de meurtre.

Le 7 août 2013 à Colombes (Hauts-de-Seine), il avait violé une femme dans la rue, et lui avait porté de très violents coups. Le même jour, il commettait un second viol sur une autre femme après l'avoir suivie. Là encore, il l'avait violemment frappée à coups de pieds et de poings. Cette victime est sortie handicapée à vie de cette agression.

L'avocat de cette dernière, Gilles-Jean Portejoie, décrit à BFMTV "un type, psychopathe, au comportement abject, odieux, qui ne montrait aucune émotion. Il avait même cassé les micros de la Cour d'assises". L'avocat de la seconde victime, Frank Berton, raconte que l'individu l'a "menacé de mort au moment du délibéré. Il est complètement timbré. C'est un déséquilibré. Il m'avait dit: 'Tout ça, c'est de ta faute !'"

Francis Terquem, qui avait représenté l'agresseur alors, se souvient d'un "client extrêmement difficile. J'avais été commis d'office. Il m'avait récusé. Mais je suis resté. Il est assez binaire. Disons que la nuance n'est pas son tropisme... Il m'avait recontacté une fois ou deux après le procès. Je n'avais pas donné suite."

Une précédente agression en détention

Le preneur d'otages avait déjà été condamné pour une précédente agression en détention, à six mois de prison ferme, selon une source proche du dossier à BFMTV. Les faits remontent au mois d'avril 2018, alors que l'homme était détenu à Bois-d'Arcy (Yvelines).

Au moment du repas, ce jour-là, il exige des excuses de la part d'un surveillant, au motif que celui-ci avait évoqué l'affaire pour laquelle il était détenu, ce que le surveillant refuse. En réaction, il lance une barquette de semoule au visage du surveillant, rentre dans sa cellule, empoigne un couteau et tente de lui porter un coup. Il est toutefois immédiatement maîtrisé, et le surveillant n'est pas blessé lors de cet événement.

Pas de profil "terroriste ni radicalisé"

Avant d'atterrir au centre de détention de Condé-sur-Sarthe, où il se trouvait depuis un mois, l'homme avait fait un séjour à Fleury-Merogis (Essonne), où il avait été placé à l'isolement. "Il n'était pas loin de la cellule de Salah Abdeslam. On l'entendait hurler dans les coursives...", raconte une source proche du dossier à BFMTV.

Selon le ministère de la Justice, cet homme ne présente pas de profil "terroriste ni radicalisé".

Article original publié sur BFMTV.com

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