Condamné en appel, Georges Tron va se pourvoir en cassation

Source AFP
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Georges Tron, en décembre 2017.
Georges Tron, en décembre 2017.

L'ex-secrétaire d'État Georges Tron ne compte pas en rester là. Condamné en appel mercredi 17 février à trois ans de prison ferme pour viol et agressions sexuelles en réunion et incarcéré dans la foulée, son avocat a annoncé jeudi qu'il se pourvoyait en cassation. L'ancien maire de Draveil, acquitté en première instance, va également demander à être remis en liberté, a déclaré Me Antoine Vey, interrogé sur France 5. « Tout le monde parle de ce procès comme s'il était terminé » mais « c'est une injustice » pour Georges Tron car avec ce pourvoi, il reste « présumé innocent », a-t-il souligné.

Il a évoqué la possibilité que son client soit libéré sous bracelet électronique. « En matière criminelle, le doute doit profiter à l'accusé. Mais il y a une pression forte exercée par l'opinion publique » et par l'actualité nourrie par les affaires de violences sexuelles, qui font que « le doute ne profite plus à l'accusé », a-t-il regretté. « Avant, les victimes étaient réduites à une sorte d'impuissance. Aujourd'hui il y a un réveil qui provoque un déséquilibre de l'autre côté » et met à mal la présomption d'innocence des accusés, a estimé Me Vey, qui a déploré que son client ait été « cloué au pilori » avant-même le début de ce procès.

La mise en détention, une « injustice »

La mise en détention de Georges Tron « est une très grande injustice et quelque chose de très dur sur le plan humain », a-t-il ajouté. Georges Tron était accusé par deux anciennes employées de la m [...] Lire la suite