Concilier vie pro, vie perso et préparation d'un marathon, les conseils de ceux qui y arrivent

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MARATHON - Avant de pouvoir s’élancer et parcourir les fameux 42km (et 195m), encore faut-il survivre à la préparation sportive et mentale. Régularité, rigueur semblent être les maîtres mots de cette étape incontournable.

Mais, face au quotidien et à toutes nos obligations, préparer une course et en particulier un marathon n’est pas qu’une question de jambes et de foulées. Le meilleur allié d’un futur marathonien tient en un mot, l’organisation. Des coureuses et des coureurs inscrits au Schneider Electric Marathon de Paris qui parviennent à tout gérer nous ont donné leurs meilleures astuces pour arriver au bout de leur préparation.

Un tableau de bord pour avoir une vision d’ensemble

“J’utilise un tableau de bord pour la gestion de mes séances: cela me permet d’anticiper ce que j’ai à faire en termes de séances (notamment pour savoir combien de temps je dois y consacrer, où je peux aller faire la séance, etc.), de penser également aux petits à côté (tannage des pieds à prévoir, etc.). J’avais anticipé toutes mes courses de préparation (choix du semi-marathon de préparation par exemple) pour les intégrer à mon planning et bloquer mes weekends. Pareil avec les différents rendez-vous dont j’ai besoin pour réaliser ma prépa dans de bonnes conditions: podologue, nutritionniste, etc. Le fait d’avoir un planning en avance me permet de ne pas caler des réunions professionnelles trop tôt en fonction de ce que j’ai au programme”.

Monica, 35 ans.

Avancer son heure de réveil

“Je privilégie les runs matinaux, donc on met le réveil 1h voire 1h30 plus tôt, on ne réfléchit pas, on saute dans les baskets et les habits préparés la veille et on file. Cela permet également de travailler à jeun, ce qui est important pour préparer ce type d’effort”.

Sandra, 35 ans.

“Si on veut s’assurer de garder du temps de qualité avec la famille la meilleure approche est de programmer ses entraînements très tôt le matin (démarrage 7h00-7h30) afin d’être de retour pour profiter d’un petit-déjeuner en famille. Pour préparer le marathon de Paris, je dois concilier famille, travail et la météo à Málaga en Andalousie car c’est un défi de préparer un marathon ici pendant l’été”.

Antonio, 44 ans

Partager sa préparation avec ses proches

“Inclure son cercle familial dans la prépa, dès l’inscription: ‘Je vais m’inscrire à telle course, il me faudra du temps pour me préparer, que j’y aille certains week-end.’ ‘Les sorties longues me prendront pas mal de temps...’ Prévoir les séances au moment où ce n’est contraignant que pour soi (matin quand tout le monde dort, midi sur la pause déjeuner). Partager les retours séances en montrant les parcours sur les différentes appli running. Prévoir une sortie familiale pendant laquelle vous vous échapperez le temps de votre séance (sortie au bois, au parc à vélo avec tout le monde et sur place, vous faites votre séance)”.

Sylvain coureur et préparateur mental.

“Je partage beaucoup ce que je fais: au travail ou avec ma fille et mes proches. Au-delà des encouragements, cela me permet de m’organiser et ne pas créer des attentes auxquelles je ne pourrai pas répondre. Mes proches savent par exemple que je ne suis pas disponible tard le samedi soir car j’ai sortie longue le lendemain. On se voit donc à d’autres moments ou je raccourci certaines soirées.”

Monica, 35 ans

“Il est important d’avoir aussi un entourage compréhensif et qui soutient. Typiquement le dimanche, les sorties longues ne sont pas négociables donc tous les dimanches matins, je pars 2h au moins. Mon conjoint me soutient et loue un Vélib pour me suivre avec un ravitaillement et me soutenir”.

Laurine, 30 ans.

Rester indulgent avec soi-même

“Mon planning n’est pas fixe: je change mes séances en fonction de mon sommeil, de mes obligations pro et perso, etc. Mes jours de repos peuvent donc varier. Il faut savoir rester indulgent avec soi-même: rater une séance n’est pas bien grave dans le cadre d’une prépa marathon”.

Monica, 35 ans.

“Savoir écouter son corps, si jamais la fatigue est trop importante ou la motivation trop en berne, il faut savoir sauter un footing pour se reposer et/ou sortir pour mieux repartir ensuite”.

Thibault, 34 ans.

“Je suis un plan d’entrainement de 4 à 5 séances par semaine et pour être certaine de ne rater aucune séance, je planifie ma semaine chaque dimanche en veillant à concilier obligations professionnelles et entrainement. Ainsi pas de séance de fractionné juste avant une grande réunion mais plutôt un footing en endurance après. La séance longue reste planifiée le dimanche matin ce qui permet de consacrer le reste de la journée à la famille. L’hygiène de vie (sommeil et alimentation) n’est pas exemplaire mais personne n’est parfait, il faut faire des choix et j’ai décidé de ne pas me mettre de pression sur ces deux paramètres”.

Isabelle, 30 ans.

Le HuffPost est partenaire du Schneider Electric Marathon de Paris qui aura lieu dans la capitale le 17 octobre 2021. Comment le préparer? Quelles astuces pour intégrer un entraînement à son quotidien? Témoignages, conseils d’experts... Retrouvez notre page spéciale marathon.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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