Les concessions offertes par Macron aux abstentionnistes du second tour

Geoffroy Clavel
Emmanuel Macron lors de son meeting parisien de l'entre-deux-tours à Paris le 1er mai 2017.

PRESIDENTIELLE 2017 - La victoire en chantant. Faisant fi des partisans de l'abstention qui refusent de trancher entre Marine Le Pen et leur champion, dont les nombreux Insoumis qui défilaient au même moment entre République et Nation, quelques 12.000 "marcheurs" ont scandé en chœur "Macron président" ce lundi 1er mai au nord de Paris.

Dans une ambiance de surboum colorée, les drapeaux européens le disputant aux bannières bleu-blanc-rouge, les soutiens de l'ancien ministre de l'Economie ont affiché leur foi dans les chances de leur champion. "Il nous reste cinq jours pour battre le Front national. Il nous reste cinq jours pour qu'Emmanuel Macron devienne notre président de la République", a lancé le chauffeur de salle, Stanislas Guerini, non sans avoir appelé les partisans d'En Marche! à faire une procuration en vue du week-end férié du second tour.

Une confiance qu'Emmanuel Macron a mise de côté pour alerter les Français contre le danger incarné à ses yeux par "le parti des agents du désastre, les instruments du pire. L'extrême droite française, elle est là. Avec leur parti le Front national". "Mme Le Pen a parfaitement résumé la situation avec sa grossièreté bien connue: c'est En Marche! ou crève. Elle a raison, En Marche! c'est nous", a-t-il lâché sous les rires, en désignant le FN comme "le parti de l'anti-France" ou en ironisant sur "le pauvre" Nicolas Dupont-Aignan.

Quelques perches tendues aux mélenchonistes

Se posant en rempart face à sa rivale Marine Le Pen, le candidat En Marche a adressé quelques clins d'œil aux électeurs qui hésitent encore à le soutenir: "Je sais que beaucoup voteront pour moi aussi pour ne pas avoir le Front national. Je veux leur dire aussi mon respect, et que le 7 mai je porte aussi le combat pour la République et pour la démocratie libre".

Après avoir multiplié les déplacements mémoriels pendant cette première semaine d'entre-deux-tours, Emmanuel Macron a appelé les Français à "la résistance" contre "le projet de l'extrême...

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