Sans concerts ni disquaires, les labels indépendants se battent pour survivre

Yann Bertrand
·1 min de lecture

C'est l'une des spécificités françaises en matière de musique : l'existence de centaines de labels et maisons de disques indépendants, qui vivent et sortent des disques à côté des grandes "majors". Mais ces structures, fragiles, souffrent énormément de la crise sanitaire du Covid-19, à cause notamment de la fermeture des disquaires et l'interdiction des concerts. Les artistes sont les premiers à en pâtir.

Stéphanie Fichard a par exemple fondé le label CryBaby. En ce moment, elle croit beaucoup en un artiste, Franky Gogo. Cependant, quand on est une jeune découverte en 2020, "il n'y a plus aucune place", explique la professionnelle. "Le développement et la découverte, ça se fait vraiment en concert avant tout."

"Les artistes avec lesquels on travaille gagnent leur visibilité sur la route, par les concerts, là où d'autres maisons de disque ont d'autres leviers de visibilité, notamment les radios et les télés nationales."

Matthieu Dassieu, fondateur du label Baco Records

à franceinfo

Le label, c'est le premier niveau, la première confiance et les premières oreilles. L'indépendance a un prix, surtout quand 50 à 80% des revenus proviennent des ventes physiques d'albums. À Bordeaux, Matthieu Dassieu a fondé le label Baco Records. Membre historique du groupe de reggae Danakil, il vient d'être nommé président de la Félin, la Fédération des labels (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi