Comprendre les pénuries de médicaments en 5 questions

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Les pénuries de médicaments se multiplient, avec des conséquences sanitaires et économiques désastreuses, aggravées par la période de pandémie. Derrière cette réalité angoissante se cachent des problématiques industrielles et politiques sur lesquelles planchent les autorités.

Entre 2008 et 2018, le nombre de signalements de pénuries de médicaments a été multiplié par 20, d'après l'Agence du Médicament (ANSM). Et en 2019, il a presque doublé par rapport à l'année précédente. Ces tensions de plus en plus fortes ont des conséquences médicales parfois graves, et des causes complexes à maîtriser.

1. Quels sont les médicaments concernés par ces pénuries ?

L'ANSM comptait 1.504 signalements de risques de ruptures et de ruptures de stock de médicaments en 2019, d'après son de la même année. C'est presque le double de 2018, avec 871 signalements, et le quadruple de 2015, avec 391 signalements. "Ces difficultés concernent l’ensemble des médicaments et des vaccins, qu’il s’agisse de médicaments d’intérêt vital (dits "médicaments d’intérêt thérapeutique majeur" - MITM) principalement dispensés à l’hôpital, ou de médicaments d’usage quotidien vendus en officine", récapitule un en 2018. Plus de 50 % de ces ruptures concernent les médicaments destinés à traiter le cancer, les infections (dont les vaccins) et les troubles du système nerveux (épilepsie, maladie de Parkinson), précise (EMA). Les ruptures durent en moyenne 14 semaines pour les MITM, précise le Sénat.

Nombre de signalements de risques de ruptures et de ruptures de stock entre 2015 et 2019. Source : .

2. Pourquoi ces pénuries ?

"Les raisons sont complexes : problèmes de fabrication, quotas industriels, commerce parallèle légal, pics de demande inattendus à la suite d'épidémies ou de catastrophes naturelles, mais aussi tarification, qui est décidée au niveau national", . En France, environ 20% des ruptures et risques de ruptures sont dus à d'une augmentation de la demande, 15% à un défaut des outils de fabrication (retards, pannes…), 15% par manque de matières premières ou des éléments nécessaires au conditionnement (boîtes, notices…), 15% en raison d'une capacité de production insuffisante, et 9% en raison d'un contrôle des médicaments qui ne seraient pas en conformités, d'après . Le res[...]

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