Le comportement des bébés étoiles observés par Hubble surprend les astronomes

Nathalie Mayer, Journaliste
·1 min de lecture

Les étoiles se forment de l’effondrement de gigantesques nuages d’hydrogène. Sous l’effet de la gravité. Jusqu’au point où des réactions de fusion nucléaire se déclenchent. Le processus est bien connu des astronomes. Mais ce qui continue de les étonner, c’est que seulement 30 % de la masse initiale du nuage entrent dans la composition de l’étoile naissante.

Dans l’espoir de mieux comprendre pourquoi le processus est à ce point inefficace, des chercheurs de l’université de Toledo (États-Unis) ont analysé des données recueillies sur 304 étoiles par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer de la Nasa et Herschel de l’Agence spatiale européenne (ESA). Des centaines de protoétoiles, plus exactement, situées dans le complexe d’Orion, la pouponnière d’étoiles la plus proche de la Terre — située à environ 1.500 années-lumière.

Précisons que la phase de formation d’une étoile dure environ 500.000 ans. Une période au cours de laquelle l’étoile grossit rapidement. Mais à mesure qu’elle grandit, elle se met aussi à souffler de puissants vents qui dispersent les gaz chauds autour d’elle. Un peu comme un arroseur rotatif de pelouse qui propulse de l’eau dans des directions opposées. Et ces gaz érodent en quelque sorte le nuage environnant, y creusant des cavités.

Ces quatre images prises par le télescope spatial Hubble montrent la naissance chaotique d’étoiles dans le complexe d’Orion. Enveloppées de poussières, les étoiles naissantes sont reconnaissables par un rayonnement infrarouge. © N. Habel, S. T. Megeath, Université de Toledo, Nasa, Esa, STScl
Ces quatre images prises par le télescope spatial Hubble montrent la naissance chaotique d’étoiles dans le complexe d’Orion. Enveloppées de poussières, les étoiles naissantes sont reconnaissables par un rayonnement infrarouge. © N. Habel, S. T. Megeath, Université de Toledo, Nasa, Esa, STScl

Élimination du gaz : un processus encore à découvrir

Jusqu’alors, les astronomes pensaient que le processus se poursuit jusqu’à ce que tout le gaz qui entoure l’étoile ait été ainsi repoussé. Stoppant la croissance de la jeune étoile. Pourtant, les chercheurs de l’université de Toledo montrent aujourd’hui que les cavités présentes dans les nuages de gaz ne se développent pas régulièrement avec la croissance de l’étoile. « Il doit...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura