Le comportement alimentaire est influencé par des récepteurs opiacés dans le cerveau

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Une équipe finlandaise a découvert que moins un individu possède d’un certain type de récepteur opiacé dans le cerveau, plus il sera susceptible de manger en réponse à une exposition à de la nourriture appétissante : un résultat qui pourrait constituer une piste dans la recherche de nouveaux traitements de l’obésité ou de troubles du comportement alimentaire.

Puisque nous ne sommes pas des plantes, nous ne pouvons pas compter sur la photosynthèse pour produire notre propre énergie : nous avons besoin de consommer de la nourriture tous les jours afin que notre corps fonctionne correctement. Les habitudes alimentaires varient d’un individu à l’autre, mais nous concernent tous et toutes. Pourtant, les bases neurologiques de notre comportement alimentaire, c’est-à-dire la façon dont notre cerveau régule tous ces mécanismes, sont encore loin d’être totalement comprises.

Récemment, une équipe de l’université de Turku (Finlande) a découvert un lien entre notre système opioïde cérébral et le comportement alimentaire, plus particulièrement nos envies de manger déclenchées par des stimuli extérieurs (par exemple voir une publicité pour une nouvelle tablette de chocolat très appétissante…).

Différentes composantes du comportement alimentaire

Ce qu’on désigne par le terme “comportement alimentaire”, ce sont les choix et les habitudes que nous avons par rapport à la nourriture, tant en termes de quantité que de qualité. Chaque personne a un comportement alimentaire qui lui est propre. D’ailleurs, il existe également des maladies spécifiques à cela : les troubles du comportement alimentaire, comme l’anorexie mentale, la boulimie ou l’hyperphagie boulimique, pour ne citer que .

Le comportement alimentaire possède trois dimensions différentes : émotionnelle, comportementale et cognitive. On parle d’alimentation émotionnelle lorsqu’on mange plus que nécessaire en réponse à des stimuli émotionnels (le stress, l’anxiété, la frustration…), d’externalité lorsque la surconsommation de nourriture est due à des stimuli extérieurs (par exemple passer devant une boulangerie où sont exposées différentes viennoiseries), et de restriction cognitive quand on mange volontairement moins que ce que l’on voudrait (ou devrait). Il existe un auto-questionnaire nommé , créé en 1986, qui permet d’évaluer ces différentes composantes chez quelqu’un. Initialem[...]

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