Les complications liées à la prise de gaz hilarant ont augmenté depuis la crise sanitaire

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© Sipa

"Un jeune homme, la trentaine. Il est arrivé à l'hôpital avec un tableau de troubles de la vigilance et une tétraplégie, une paralysie des quatre membres, se remémore Chérif Héroum, chef du service de neurologie à l'hôpital de Montélimar (Drôme). On n'est pas passés loin de la réanimation." Devant cet inquiétant tableau, le médecin explore toutes les hypothèses, avant de comprendre que son patient est un consommateur frénétique de protoxyde d'azote - un gaz bon marché utilisé en anesthésie, dans l'industrie et même en cuisine dans les siphons de crème Chantilly, mais parfois détourné de ses usages classiques pour ses propriétés euphorisantes. 

"Assez miraculeusement", le jeune homme recouvre l'usage de ses membres en quelques jours. Mais trois mois plus tard, une trentenaire grande consommatrice du gaz hilarant se présente à son tour aux urgences avec "un tableau d'ataxie aiguë : elle ne pouvait plus marcher de manière cohérente, ne percevait plus la position de ses membres". Moins chanceuse, celle-ci est toujours en rééducation. Aussi alarmant soit-il, le mécanisme est bien connu des neurologues. "Inhalé en grande quantité, le protoxyde d'azote inactive la vitamine B12" au niveau de la moelle épinière, explique Thomas de Broucker, chef de pôle au service de neurologie à l'hôpital Pierre-Delafontaine (Saint-Denis). Un apport de vitamines fraîches prévient de nouveaux dégâts, mais ceux déjà faits ne s'effacent pas toujours sans une longue prise en charge. Un prix cher payé p...


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