La compagnie Alitalia est au bord de la faillite

Libération.fr
Les salariés d'Alitalia ont rejeté lundi le plan de relance drastique présenté comme celui de la dernière chance pour la compagnie aérienne italienne qui risque désormais la liquidation.

Lâchée par la compagnie émirati Etihad et les banques, Alitalia cherche désespérément un repreneur. Mais après qu'Air France a déclaré forfait, la piste d'une reprise partielle par Lufthansa est incertaine.

Alitalia arrive en bout de piste. Trois ans seulement après l’entrée dans son capital du groupe émirati Etihad, la compagnie italienne est en effet au bord de la faillite. Le gouvernement de Paolo Gentiloni a exclu l’idée d’une «nationalisation» alors qu’au cours des dernières années Alitalia aurait déjà coûté 7,4 milliards d’euros aux contribuables italiens. Il ne reste donc plus que l’hypothèse d’une vente «au plus offrant» dans les six prochains mois selon le ministre des Transports, Graziano Delrio. En attendant, le conseil d’administration d’Alitalia a demandé mardi la nomination d’administrateurs extraordinaires, lesquels seront chargés de trouver des repreneurs ou d’organiser la liquidation de la compagnie.

L’arrivée en 2014 des investisseurs du Golfe qui avaient pris 49% du capital n’aura donc servi à rien. Malgré une nouvelle équipe, un plan stratégique prévoyant un retour à l’équilibre en 2017 et même de nouveaux uniformes (très controversés car rigoristes pour les hôtesses) pour le personnel navigant, Alitalia est restée dans le rouge. Avec en moyenne, un million d’euros de pertes par jour en 2016. Les nouveaux actionnaires ne sont pas parvenus à abaisser les coûts alors que la concurrence est de plus en plus effrénée avec les compagnies low-cost. Ainsi Alitalia dépense 6,5 centimes par kilomètre et par passager contre 6 centimes pour Easyjet et 3,5 pour Ryanair. Selon une étude de l’université romaine de Tor Vergata, les frais de manutention des avions d’Alitalia sont 40% plus élevés que la moyenne des compagnies aériennes et les services au sol supérieurs d’environ 20%. Le taux de remplissage des avions n’est que de 75% contre près de 95% pour Ryanair.

Surtout, les managers d’Etihad n’ont pas réussi a redéployer la clientèle sur les longs (...)

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