Compétition de «Wargame» : les futurs chefs de l’armée de Terre durcissent leur «art de la guerre»

La guerre n’est pas qu’une question de nombre d’obus disponibles, de troupes ou de milliards d’euros mobilisés. C’est aussi un art. Celui de la stratégie, de la réflexion, de l’intelligence situationnelle. Si les officiers russes ont longtemps eu recours au jeu d’échec , les Américains ont développé une culture aigüe du "wargame". Les Français, eux, veulent rattraper leur retard.

L’école de guerre de l’armée de Terre a organisé pour la première fois mercredi aux invalides à Paris un tournoi interalliés de "wargame". Les futurs chefs militaires américains, belges, allemands, britanniques, italiens et bien sûr français se sont affrontés sur des plateaux de jeu. À coups de dés et de pions.

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Face aux Allemands, la partie a été serrée. Mais avec une prise de risque maîtrisée, l’artillerie française a pu percer la cavalerie allemande. Le jeu de guerre permet cela à moindres frais. Car les morts et le matériel détruit sont virtuels. Mais la stratégie et la pensée militaire s’y construisent. "La guerre est avant tout un affrontement de volontés, d’intelligences. Elle a évidemment une part scientifique. Mais aussi une part artistique, tactique, le coup d’œil... Et c’est exactement ce qu’on cherche à développer", explique le colonel Sébastien Chènebeau, directeur de l’école de guerre-terre.

Repérer les angles morts, les faiblesses

Le wargame permet aux états-majors de tester virtuellement des manœuvres. Les Américains s’en son...


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