Une commune bretonne se divise sur un projet d’accueil des réfugiés

Les manifestations ont réuni plus de 500 personnes.  - Credit:Nicolas Créach / MAXPPP / PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
Les manifestations ont réuni plus de 500 personnes. - Credit:Nicolas Créach / MAXPPP / PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Le projet d'accueil de réfugiés dans la commune rurale de Callac (Côtes-d'Armor) divise les quelque 2 200 habitants du bourg et de ses environs. Samedi 5 novembre, deux manifestations étaient ainsi organisées : l'une pour soutenir ce projet, l'autre pour le dénoncer. L'ambiance était tendue, selon une journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) sur place.

Les deux rassemblements étaient encadrés par un important dispositif policier, dont plus d'une centaine de gendarmes et un cordon séparant les deux groupes. Distants de quelques centaines de mètres, ils ont eu lieu en même temps devant la mairie, où plusieurs opposants, dont l'eurodéputé Gilbert Collard (Reconquête !, le parti d'Éric Zemmour) ont pris la parole, et en périphérie du bourg où les défenseurs du projet se sont réunis lors d'un pique-nique festif.

Quelques tirs de projectiles et de lacrymogènes ont eu lieu lors d'un face-à-face entre les forces de l'ordre et une partie du cortège des défenseurs du projet, qui tentaient de rejoindre le rassemblement des opposants, soutenus, notamment, par plusieurs membres de Reconquête !. « Ce n'est que de la récupération politique de bas étage », a déclaré à l'AFP Laure-Line Inderbitzin, adjointe au maire de Callac, commune qu'elle décrit comme une « terre d'accueil ».

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