La Communauté d’Afrique de l’Est, un poids lourd économique et politique en devenir

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La Communauté d’Afrique de l’Est, un poids lourd économique et politique en devenir
PHOTO TONY KARUMBA / AFP

C’est officiel depuis le 8 avril, avec la signature par le président congolais, Félix Tshisekedi, du traité d’adhésion à Nairobi. La République démocratique du Congo (RDC) a donc fait son entrée dans la Communauté d’Afrique de l’Est (East African Community, EAC), après un processus d’adhésion qui avait débuté en 2019. La RDC rejoint ainsi le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, le Soudan du Sud et l’Ouganda.

Pour The East African, en plus d’élargir un marché commun et une libre circulation des biens et des personnes, l’adhésion de la RDC pose également la question de la sécurité dans cette région de l’Est africain.

Invité à Nairobi pour la signature du traité d’adhésion de la RDC, le président ougandais Yoweri Museveni avait souligné que les pays membres devaient travailler à deux objectifs : la prospérité et la sécurité durable, rapporte le journal kényan.

Contenir l’instabilité congolaise

En effet, cette adhésion ne signifie pas seulement un nouveau marché de plus de 90 millions de personnes, mais également la certitude de tensions régionales entre États membres à régler. Ainsi, note The East African, la signature du traité a eu lieu au moment même où le Nord-Kivu, à l’est de la RDC, était à nouveau secoué par la rébellion du M23.

“Ce groupe rebelle, né il y a 10 ans, a refait surface au moment même où Kinshasa recevait l’autorisation d’adhérer à l’EAC. Cette résurgence signifie que les liens entre la RDC et le Rwanda voisin se sont à nouveau tendus”, analyse le média kényan.

Le Congo avait alors accusé les Forces rwandaises de défense (FRD) de soutenir les rebelles du M23, ce qui avait été vigoureusement démenti par Kigali.

Quoi qu’il en soit, les pays “qui se bousculent pour le vaste marché de la RDC”, selon l’expression du East African, comptent bien jouer un rôle dans la sécurisation du nouvel arrivant congolais. Les présidents Kagame et Museveni ont ainsi déclaré à plusieurs reprises que des groupes armés hostiles à leurs pays respectifs s’entraînaient dans les forêts du Kivu.

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