La Commission européenne s'attaque (aussi) aux fake news

De notre correspondante à Bruxelles, Loreline Merelle

La Commission européenne a devancé Emmanuel Macron.

Bruxelles a mis en place un groupe d'experts sur les fausses nouvelles, chargé de réfléchir au phénomène et de proposer des solutions d'ici trois mois.


Emmanuel Macron n'est pas le seul à s'en prendre aux fausses informations diffusées sur Internet. La Commission européenne a décidé de prendre le problème des fakes news à bras le corps, en vue des élections européennes de mai 2019. L'exécutif européen a ainsi annoncé vendredi la constitution d'un « groupe d'experts de haut niveau », dont les 39 membres sont issus du monde universitaire ou des médias. On y retrouve les dirigeants des agences de presse, telles que l'Agence France-Presse (AFP) ou encore Reuters, mais aussi des représentants des plateformes et réseaux sociaux, dont Facebook, Twitter ou Google.

« Démarche de précaution »

Ce groupe aura pour objectif de réfléchir au phénomène des fake news et de proposer des solutions. Le but n'est pas une législation. La commissaire européenne chargée du numérique, Mariya Gabriel, est claire sur ce point : elle veut « une discussion franche et ouverte » sur le problème. Et c'est là la principale différence avec la volonté législative du président français, qui souhaite mettre en place une loi sur les fake news en période électorale d'ici au premier trimestre 2018.

La Commission avait d'ailleurs précédé Emmanuel Macron. Dès novembre, elle faisait part de son souhait de créer ce groupe de réflexion et avait lancé une consultation publique sur le sujet. Opposé à l'empressement du président français, l'eurodéputée Sylvie Guillaume (PS) salue la « démarche de précaution » de l'Union européenne. Selon elle, il serait à la fois imprudent de se lancer directement dans une législation sur la question « avant d'y réfléchir » et inefficace de le faire strictement sur le plan national. « Le bon niveau d'action est européen, renchérit l'eurodéputé (...)

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