La commission d’enquête du 6 janvier pointe la responsabilité de Donald Trump

Photo Jonathan Ernst/Reuters

Les audiences des commissions du Congrès ont rarement le droit au prime time. Mais le sujet – l’assaut sur le Capitole le 6 janvier 2021 à Washington – a justifié une diffusion sur les principales chaînes américaines à une heure de grande écoute jeudi soir. “L’une des tâches les plus importantes” de cette commission d’enquête “est de faire changer d’avis ceux qui perçoivent son travail comme partisan”, résume le Los Angeles Times.

Un démocrate – Bennie Thompson du Mississippi, un État conservateur – et une républicaine – Liz Cheney, ennemie avouée de Donald Trump – ont ouvert l’audience. “Les déclarations d’ouverture ont clairement pointé Trump du doigt”, estime le Washington Post. “Ils ont décrit M. Trump comme un lâche autocrate qui voulait se servir d’un mensonge pour rester au pouvoir”, ajoute le New York Times.

Politico note que des entretiens avec Bill Barr, son ministre de la justice, et Ivanka Trump, sa fille, ont fait dire à Mme Cheney qu’il avait été “informé avec insistance par ses alliés que ses allégations de fraude étaient fausses et insuffisantes pour renverser le résultat de l’élection” mais qu’“il a[vait] persisté à en parler publiquement malgré tout”.

Un montage, reprenant des images choc de l’attaque du 6 janvier, fait partie des nombreux moyens utilisés par la commission “pour établir un lien entre Trump et les violences”, souligne le Post. La bande-son de cette vidéo a résonné à travers la salle, “remplissant l’espace avec les cris, les chants et le chaos indescriptible de ce jour-là”, décrit le Los Angeles Times.

“Propagande en direct”

Comme la plupart des grands médias du pays, CNN a suivi l’audience minute par minute. “Trump ne voulait pas que l’émeute s’arrête, résistant avec colère à ses propres conseillers”, a retenu la chaîne des deux heures de présentation.

Pour le New York Post, quotidien positionné à droite, la présentation de Mme Cheney était “plus détaillée” que celle de son collègue, qui “a parlé plus globalement des événements du 6 janvier 2021”. Il a notamment raconté qu’il venait d’une région des États-Unis où des gens justifient l’esclavage, le lynchage ou les actions du Ku Klux Klan. “Des pages noires de l’histoire me reviennent quand j’entends des voix tenter de justifier l’insurrection du 6 janvier 2021”, a-t-il dit.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles