Commerces : le succès des traiteurs et des petits commerçants

À Paris, dans une boutique de vente à emporter, les ventes s'enchaînent. Camille Rousseau a dû fermer son restaurant, mais au même moment, elle a ouvert son activité de brunch à emporter. Elle prépare près de 80 brunchs le week-end, et son chiffre d’affaires grimpe de 10 à 15% chaque mois. "Ça nous permet de bien compenser par rapport à l’activité inexistante du restaurant", lance la patronne. Les habitants du quartier la soutiennent : une aide dont Camille a besoin, alors qu’elle a dû mettre les trois quarts de ses effectifs au chômage partiel.Les habitudes de consommation changentSon activité de traiteur est essentielle et fonctionne bien. Les bouchers et charcutiers partout en France voient également leur activité progresser de 10 à 15%. À Brive-la-Gaillarde (Corrèze), les habitants apprécient de faire leurs courses chez les commerçants du coin "pour privilégier la qualité et consommer français et local". Les habitudes de consommation ont changé, selon les commerçants, qui observent une clientèle de plus en plus jeune.