Commerces de proximité : les gagnants du confinement

Derrière un calme apparent, Patrick Lafont mène ses tournées au pas de charge avec son épicerie ambulante. Depuis deux mois sur les petites routes de la Creuse, son klaxon a brisé le silence du confinement. Il était hors de question pour lui de baisser le rideau en quarante ans de tournées : son chiffre d’affaires est au plus haut. Fromages, légumes, pâtes… Ses clients dans l’isolement n’ont jamais eu autant besoin de lui. 800 € de plus chaque jour dans la caisse Par peur du coronavirus, beaucoup de personnes font l’impasse sur des courses en supermarché. Le plus proche se situe à 12 km. Résultat : les clients achètent davantage et Patrick Lafont s’est retrouvé avec 800 € de plus chaque jour dans la caisse. “Je n'en revenais pas, le soir quand je tapais sur ma caisse (...) comme je suis bientôt à la retraite, je vais partir avec un bon chiffre d’affaires”, confie l’épicier ambulant.