Comment "Sex and the City" m’a dégoûtée de l’industrie audiovisuelle - BLOG

Heather Kristin
·Autrice et ancienne doublure sur le tournage de "Sex and the city"
·1 min de lecture
Heather Kristin en compagnie de Sarah Jessica Parker (Photo: Heather Kristin)
Heather Kristin en compagnie de Sarah Jessica Parker (Photo: Heather Kristin)

HARCÈLEMENT SEXUEL - “Il a failli frapper cette femme!” s’est exclamé ma fille Daisy, âgée de 11 ans, en pointant l’écran du doigt.

Elle réagissait à une vidéo envoyée par une amie, qui avait lu mon article sur les expériences toxiques dont j’avais fait les frais en coulisses lorsque je travaillais sur “Sex and the City”. Me voilà donc à visionner, horrifiée, cette scène étrangement familière où le réalisateur David O. Russell engueule Lily Tomlin et l’insulte sur le tournage de J’ Huckabees, devant toute l’équipe. Une femme – qui a l’air d’une éclairagiste – est recroquevillée et se protège le visage avec les mains tandis que David O. Russell jette des objets posés sur un bureau. Dans la vidéo, personne ne lui demande si elle va bien ni n’essaie d’interrompre la diatribe du réalisateur.

“C’est ce qui m’a fait abandonner cette carrière”, ai-je confié à Daisy, même si je ne voulais pas qu’elle sache que la peur nous contraint parfois à nous éloigner des choses qu’on aime.

“Mon job, c’était de rester silencieuse et docile”

J’ai repensé au deuxième épisode de la quatrième saison de “Sex and the City”, où Charlotte (Kristin Davis) a rendez-vous chez le gynécologue. Comme j’étais sa doublure lumière – c’est-à-dire quelqu’un qui ressemble à l’actrice ou à l’acteur et qu’on embauche pour être sur le plateau pendant que l’équipe technique ajuste la lumière et prépare la scène –, on m’avait demandé de placer mes pieds...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.