Comment les particules fines peuvent causer un cancer du poumon ?

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Portrait of a man couching - Coronavirus - COVID 19 (Lucas Ninno via Getty Images)
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En dévoilant les mécanismes impliqués dans l’apparition du cancer du poumon, les résultats d’une étude pourraient conduire à de nouvelles approches thérapeutiques.

Les particules fines inhalables (FPM) qui se trouvent dans les polluants atmosphériques ont été reconnues comme cancérigènes de type 1 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais les mécanismes impliqués dans la survenue d’un cancer du poumon restent incertains. Une équipe de chercheurs de l’université de Nanjing, en Chine, s’est penchée sur le sujet et dévoile ses résultats dans la revue eLife.

"Des recherches récentes suggèrent que les particules fines inhalables ne favorisent pas directement - et peuvent même inhiber - la croissance des cellules cancéreuses du poumon, précise l'auteur principal de la recherche, Zhenzhen Wang. Cela suggère que les FPM pourraient conduire au cancer par des moyens indirects qui favorisent la croissance tumorale." Une hypothèse évoquée est que les particules fines pourraient empêcher les cellules immunitaires de se déplacer là où elles sont nécessaires.

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Des changements structurels dans le tissu pulmonaire

Pour vérifier cette théorie, les chercheurs chinois ont prélevé des échantillons de particules fines à sept endroits différents et les ont testés sur des cellules immunitaires de souris, dont le rôle est de lutter contre la croissance des cellules tumorales. Verdict : les cellules immunitaires des souris qui n’ont pas été exposées aux particules fines ont migré moins rapidement dans les poumons pour détruire les cellules tumorales que celles des souris qui avaient été exposées aux particules fines.

Dans le détail, les chercheurs ont constaté que l'exposition à la pollution comprimait considérablement la structure du tissu pulmonaire et les espaces entre lesquels les cellules immunitaires se déplaçaient, ce mécanisme réduisant donc considérablement les capacités migratoires des cellules immunitaires. "Cela signifie que partout où les particules fines sont présentes dans les poumons, l'augmentation de l'activité de la peroxydasine entraîne des changements structurels dans le tissu pulmonaire qui peuvent empêcher les cellules immunitaires de pénétrer et de bloquer des cellules tumorales en croissance", souligne Zhenzhen Wang.

Ces résultats pourraient permettre le développement de nouvelles approches de prévention ou thérapeutiques. Selon la Fondation pour la recherche sur le cancer ARC, 6 à 11 % des décès par cancer du poumon seraient attribuables à l’exposition chronique aux particules fines. En France, la maladie est le troisième cancer le plus fréquent et le taux de survie est estimé à cinq ans.

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