Comme Camille Kouchner, écrire sur son traumatisme peut être vital

Valentin Etancelin
·Journaliste, Le HuffPost
·1 min de lecture
"La familia grande" de Camille Kouchner, en librairie ce jeudi 7 janvier. (Photo: THOMAS SAMSON via Getty Images)
"La familia grande" de Camille Kouchner, en librairie ce jeudi 7 janvier. (Photo: THOMAS SAMSON via Getty Images)

PSYCHO - La fin du silence. Ce jeudi 7 janvier, la juriste Camille Kouchner publie aux éditions du Seuil un livre intitulé La familia grande, dans lequel elle témoigne au grand jour des abus sexuels commis par le politologue Olivier Duhamel à l’encontre de son beau-fils, le frère jumeau de l’écrivaine.

Ces actes d’inceste, comme le rapporte la fille de l’ancien ministre des Affaires étrangères, auraient débuté en 1988 alors que le jeune homme n’était âgé que de 13 ans. “Pendant toutes ces années, plus que de me taire, j’ai protégé mon beau-père, explique l’universitaire dans un article du Monde paru quelques jours plus tôt. Face à l’alcoolisme de ma mère, il organisait nos vacances, nous emmenait au ciné, m’initiait au droit.”

Après de longues années d’omerta au sein de la famille, Camille Kouchner prend la plume. “J’ai choisi d’écrire car je ne pouvais plus me taire, raconte-t-elle dans une interview à L’Obs. Il y a un an, j’ai expliqué à mes enfants ce qui s’était passé. J’avais besoin de leur montrer qu’on n’allait pas tous rester emprisonnés dans le silence.”

Elle poursuit: “Ce livre est né de cette nécessité: témoigner de l’inceste pour montrer que ça dure des années et que c’est très, très difficile de se défaire du silence. Je ne l’ai pas écrit au nom de mon frère, mais des sœurs, des nièces, de toutes les personnes touchées par l’inceste. L’omerta, dans une famille, pèse sur tout le monde.”

Remettre les choses à l’endroit

Même si la romanci&eg...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.