Le 24 décembre 1976, le prince Jean de Broglie, ex-secrétaire d’Etat de Charles de Gaulle et député de l’Eure, est assassiné à Paris en sortant du domicile de Pierre de Varga, son conseiller juridique. Lors d'une conférence de presse cinq jours plus tard, le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski désigne les coupables et donne le mobile du crime : Pierre de Varga aurait commandité l’assassinat pour se désengager d’un prêt de 4 millions d’anciens francs qu’il avait contracté avec le prince.
La police oublie de dire qu’elle savait depuis trois mois que celui qui avait été le trésorier des Républicains indépendants (RI), le parti du président de la République Valéry Giscard d’Estaing, allait se faire assassiner… Le magazine "13h15 le dimanche" (Facebook, Twitter, #13h15) a demandé à sa fille Pascale de Varga si elle pensait savoir aujourd’hui qui a commandité l’assassinat de Jean de Broglie : "L’Etat à son plus haut niveau", répond-elle sans la moindre hésitation. N’a-t-elle pas peur de le dire ? "Qu’est-ce qu’ils vont me faire ? Ce serait même intéressant s’ils avaient la bêtise de m’ennuyer maintenant, parce qu’au moins on saurait pourquoi."
"Tout a été fait pour que de Varga soit coupable"
Le journaliste Eric Yung, ancien policier de l’anti-gang, se dit de con côté "convaincu" que "personne, mais (...)
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