"Les combats se déroulent loin de nous" : les journalistes contraints de rejoindre l'Irak après l'intervention du régime syrien témoignent

Elise Lambert

Partir ou rester ? Depuis plusieurs jours, plusieurs journalistes occidentaux ont dû se retirer à contre-cœur du nord-est de la Syrie après que les Kurdes ont signé, lundi 14 octobre, un accord historique avec l'armée syrienne de Bachar Al-Assad pour faire face à l'offensive turque. Jusqu'ici, cette zone était contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) à dominante kurde, et les journalistes pouvaient y travailler sans courir de risque majeur pour leur sécurité sur place.

Mais cette nouvelle alliance rebat complètement les cartes des forces en présence. Considérés comme illégaux et indésirables par le régime syrien, les journalistes ne peuvent plus travailler au plus proche de la ligne de front et craignent d'être arrêtés et ciblés par des soldats de Bachar Al-Assad et de ses alliés. Certains ont décidé de se retirer au Kurdistan irakien, à Erbil notamment.

"Tout le monde était parti"

Allan Kaval et Laurence Geai du Monde, se trouvent dans la ville de Derik, dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière turque, quand ils apprennent dimanche que les choses bougent sur la zone de front. "Nous étions en train d'enquêter sur les circonstances de la mort d'une responsable politique kurde quand nous avons appris qu'il y avait eu une frappe importante à Ras Al-Aïn [une autre ville syrienne (...)

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