Combats à Azovstal, embargo pétrolier... Le point sur la situation au 70e jour de la guerre en Ukraine

L'usine Azovstal à Marioupol le 29 avril 2022 - Andrey BORODULIN / AFP
L'usine Azovstal à Marioupol le 29 avril 2022 - Andrey BORODULIN / AFP

Tous les regards sont tournés vers Marioupol ce mercredi, au 70e jour de la guerre en Ukraine. Quelques heures après l'évacuation réussie d'une centaine de civils retranchés depuis plusieurs semaines dans l'usine Asovstal de cette ville portuaire durement prise pour cible depuis le début du conflit, les pourparlers se poursuivent afin de sauver les civils restant sur place.

• Les combats se poursuivent, un cessez-le-feu annoncé

Après de "violents combats" autour du site d'Azovstal à Marioupol, la Russie a annoncé un cessez-le-feu autour de l'imposant complexe industriel pris pour cible depuis plusieurs semaines et objectif avoué de Moscou. Dans le même temps, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé le chef de l'ONU à "sauver" les blessés présents à Azovstal.

Outre cette situation extrêmement tendue, l'armée russe poursuit son offensive afin de "s'assurer le contrôle total des régions de Donetsk et de Lougansk et de maintenir un couloir terrestre vers la Crimée occupée", selon l'état-major de l'armée ukrainienne.

Deux personnes ont été tuées dans la région de Lougansk ces dernières 24 heures, a annoncé le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. "Chaque ville de la région a été sous les bombes."

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Plus au Nord, une contre-attaque ukrainienne "a repoussé les forces russes à quelque 40 km de Kharkiv", a affirmé l'ISW (Institut pour l'Étude de la Guerre), qui fait état de la prise par les forces de Kiev de la ville de Staryi Saltiv. Cette contre-attaque pourrait ouvrir la voie à "une opération plus large pour (faire) sortir les Russes de la plupart de leurs positions autour de la ville".

• La France va continuer de soutenir l'Ukraine

Au terme du pénultième Conseil des ministres du gouvernement Castex, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, a rappelé l'appui sans failles et "autant que nécessaire" de la France à la résistance ukrainienne.

Dans un premier temps, celui-ci a listé les aides déjà mises en place par la France. "100 millions d’euros d’aide humanitaire, 615 tonnes d’équipement médical et humanitaire mais aussi une cinquantaine de véhicules d’urgence à l’Ukraine", a-t-il détaillé, avant d'ajouter que "nous avons fourni plus de 100 millions d’euros de matériel militaire et nous poursuivrons autant que nécessaire." 876450610001_6305593592112

Selon lui, au cours de leur dernier appel, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a "remercié le soutien essentiel de la France à la résistance ukrainienne."

• Des "camps de filtration" mis en place à Marioupol?

Au lendemain de l'arrivée de plusieurs dizaines de rescapés d'Azovstal à Zaporijia, de nombreuses questions se posent encore quant à la manière dont ces derniers ont été traités par l'armée russe. Selon de nombreux témoignages, ces derniers sont passés par des "camps de filtration" où des soldats russes questionnent et inspectent les téléphones les citoyens ukrainiens.

"Ils ont été conduits dans une autre ville où ils sont passés par la soit disante 'filtration' pendant trois jours sous la surveillance des militaires russes et de leurs armes", a expliqué mardi soir sur BFMTV Ivan Goltvenko, le DRH de l'usine, qui s'est lui-même rendu à Zaporijia. 876450610001_6305599456112

Qu'advient-il des personnes retenues par l'armée russe? Pour le député de Marioupol Iaroslav Zheleznyak, la réponse est évidente: "On les tue. Et ensuite on effectue la crémation, voilà ce qui leur arrive."

• Pétrole: Bruxelles propose un embargo progressif

La Commission européenne a proposé un embargo progressif de l'UE sur le pétrole et les produits pétroliers achetés à la Russie, en représailles à la guerre en Ukraine, a déclaré mercredi sa présidente, Ursula von der Leyen.

La Hongrie a rejeté mercredi la proposition de la Commission "dans sa forme actuelle", jugeant qu'une telle mesure "détruirait complètement la sécurité énergétique" du pays.

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Et le ministre allemand de l'Économie a souligné que l'Allemagne pourrait connaître des "perturbations" dans son approvisionnement. Si la France ne devrait pas subir de pénurie de carburant liée à cet embargo, les prix pourraient encore augmenter avec le changement des sources d'approvisionnement.

Article original publié sur BFMTV.com

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