Le combat d’une étudiante qatarienne, otage de la géopolitique

Par Armin Arefi
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L'ancienne étudiante qatarienne Jawaher Al Meer, aujourd'hui âgée de 26 ans, a raconté son histoire à la tribune du Parlement européen et du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. 
L'ancienne étudiante qatarienne Jawaher Al Meer, aujourd'hui âgée de 26 ans, a raconté son histoire à la tribune du Parlement européen et du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Jawaher Al Meer a toujours été fascinée par la France, sa langue et sa culture. Aussi lorsque cette jeune Qatarienne de 20 ans annonce à ses parents qu'elle souhaite quitter son pays pour étudier à l'étranger, c'est Paris et l'université de la Sorbonne qu'elle choisit pour envoyer son dossier de candidature. « Je voulais être la première personne de ma famille à poursuivre des études en dehors du Qatar », raconte la jeune femme, aujourd'hui âgée de 26 ans, et dont l'histoire a été tout d'abord révélée par Le Point en 2019. « Je souhaitais réaliser quelque chose de différent pour moi et mon pays et j'avais beaucoup entendu parler de la Sorbonne. » Nous sommes en 2015. La France est frappée en plein c?ur par le terrorisme islamiste. La rédaction de Charlie Hebdo vient d'être décimée par l'attaque des frères Kouachi. La vague d'émotion secoue le monde entier. Les parents de Jawaher prennent peur et refusent que leur fille s'installe dans la capitale française.

Déterminée malgré tout à tenter à l'aventure à l'étranger, Jawaher Al Meer trouve un compromis : la Sorbonne Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, dont la culture et la distance géographique sont autrement plus proches de Doha que de Paris. Créée en 2006 après un accord entre le prestigieux établissement français et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche d'Abou Dhabi, l'université accueille près d'un millier d'étudiants, en majorité du Golfe, leur faisant bénéficier de cours intensifs [...] Lire la suite