Colombie Les Farc sur le départ, les narcos prennent leur part

Libération.fr

L’accord de paix conclu à l’automne prévoit le retour à la vie civile des guérilleros. Mais d’autres groupes criminels en profitent pour occuper la place vacante et répandre la violence.

Dimanche 12 février, dans l’après-midi, une enveloppe est glissée sous la porte du siège de Marcha Patriotica à Montería, capitale de la province de Córdoba, dans le nord de la Colombie. La lettre anonyme contient des menaces contre plusieurs responsables de ce parti de gauche créé en 2012 : «Nommément cités, nous sommes déclarés "objectif militaire", et priés de quitter la région», rapportait l’un d’eux, Andrés Chica, au quotidien El Tiempo. Le dirigeant bénéficie pourtant d’une protection des autorités : «On m’a donné un garde du corps et un gilet pare-balles, précise-il. Depuis 2015, Arnovis Zapata [autre militant visé par la lettre, ndlr] dispose d’une voiture blindée et d’un dispositif de protection. Mais les autres camarades sont livrés à eux-mêmes.»

L’accord de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), conclu en deux temps en septembre et novembre 2016 après cinquante-deux ans de guerre civile, s’accompagne d’un énorme défi pour les autorités : éviter que d’autres guérillas ou bandes criminelles qui opèrent dans le pays ne prennent le contrôle des territoires laissés libres par le mouvement marxiste. Depuis la signature de l’accord, les associations communautaires et les défenseurs des droits humains dénoncent une hausse alarmante des homicides et des menaces dans les zones où opéraient les Farc. Après l’assassinat de deux leaders paysans, José Giner Cartagena, le 10 janvier, et Hernán Agámez Flórez, le 19, dans le département de Córdoba, les menaces comme celles que dénonce Andrès Chica se multiplient. Et se reproduisent dans d’autres régions.

D’après l’ONG Somos Defensores («Nous sommes des défenseurs»), 80 activistes des droits humains ont été assassinés en 2016, et 49 autres victimes d’attentats, soit une (...)

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