La Colombie se choisit un président dans un contexte agité

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Six ans après la signature d’un accord de paix historique avec la guérilla des Farc, un candidat de gauche Gustavo Petro arrive en tête des sondages pour le premier tour et pourrait remporter le deuxième. Le candidat de droite Federico Gutierrez et l'outsider millionnaire Rodolfo Hernandez se disputent la deuxième place.

Près de 39 millions d'électeurs sont attendus dans 12.000 bureaux de vote, où ils auront le choix entre six candidats, pour désigner un remplaçant à l'impopulaire président conservateur sortant Ivan Duque, qui ne peut pas se représenter. Le scrutin se déroule dans un climat de vives tensions politiques, après quatre années sans grande réforme de fond marquées par la pandémie, une forte récession, des manifestations massives dans les villes et une aggravation de la violence des groupes armés dans les campagnes.

Des campagnes abandonnées aux trafiquants de drogue

Premier enjeu de cette élection, décrypte notre correspondante à Bogota, Marie-Ève Detoeuf, cet accord de paix signé en 2016. L’État jusqu'à présent n’a pas tenu ses promesses, notamment en matière de réforme agraire.

Deuxième enjeu, étroitement lié au premier, la violence qui est repartie à la hausse dans les campagnes. Des groupes armés se reconstituent, qui vivent tous du trafic de drogue.

Ainsi, dans le village de Corinto, le visiteur est prévenu par des graffitis sur les murs des maisons : « baisse ta vitre ou tu te prends une balle ». Ici, les dissidents des Farc contrôlent la zone. Et ils veulent savoir qui arrive.


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