Colombie: un chef de la guérilla de l'ELN tué dans une opération de l'armée

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En Colombie, l'un des principaux chefs de guérilla de l'ELN, l'Armée de libération nationale, a été tué dimanche lors d'une opération militaire. « C'est un coup particulièrement important (porté à l'ELN) », a estimé le président Ivan Duque en donnant la nouvelle, dont la presse colombienne s'est faite l'écho ce lundi.

Uriel a été tué dimanche dans « un assaut aérien et terrestre des forces militaires dans la ville de Novita », le département de Choco, dans le nord-ouest du pays, rapporte El Espectador.

El Tiempo rappelle que le président Ivan Duque avait fait un « voyage-éclair dans ce département la semaine dernière, alors que se tenait dans la capitale la Minga » l'important rassemblement des populations autochtones.

C’est dire si ce voyage dans le Nord « n’était pas un voyage pour rien », note le journal : « La police donnait pour acquise la capture d’Andres Felipe Vanegas, alias Uriel ». Uriel était « un des hommes les plus recherchés par les autorités colombiennes », rappelle El Espectador, responsable selon le président Duque « d’enlèvements, d’assassinats de responsables syndicaux, de harcèlement envers les populations et de recrutement de mineurs ».

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Les différents journaux rappellent d’ailleurs qu’il était l’un des visages les plus connus de l’ELN à cause de son utilisation des réseaux sociaux.

L’ELN, dernier mouvement de rébellion reconnu depuis le désarmement des FARC, compte encore selon El Espectador « plus de 2 300 combattants et un réseau de renseignement, avec une présence dans 110 municipalités du pays ».

Pour cette raison Uriel était jusqu’ici « difficile à localiser, parce qu’il bougeait souvent », explique El Tiempo : « Pas moins de 500 millions de dollars colombiens de récompense étaient offerts pour toute information menant à sa capture. »

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