"Le colocataire" du cinéaste argentin Marco Berger : un amour gay impossible dans le Buenos-Aires ouvrier

franceinfo Culture

Alors que la Gay Pride de Paris aurait dû se tenir samedi dernier, sort ce mercredi 1er juillet au cinéma le nouveau film de Marco Berger, figure bien connue cinéma référencé "LGBTQ". Un long-métrage qui rappelle la difficulté de vivre son homosexualité dans certains milieux argentins même si le pays a adopté le mariage homo il y a tout juste dix ans.

Un huis-clos propice au désir

En voyant et l’affiche et le pitch, il y avait de quoi craindre le film guimauve, le genre de bleuette erotico-gay narrant une énième histoire d’amour impossible entre deux beaux gosses en pleine épiphanie. Il faut dire que le cinéma étiqueté "LGBTQ" nous a abreuvé de ce genre de propositions. Il y a un peu de ça dans Le Colocataire, on ne va pas le cacher. Mais ce sixième film de l’argentin Marco Berger, une figure de ce genre depuis Plan B en 2010, est plus fin qu'il n'y parait, et se démarque quelque peu. On n'est même pas loin de dire que c’est réussi.


Le pitch donc : Gabriel emménage avec Juan, son collègue de boulot, et de cette promiscuité nait une attraction mutuelle, source d’une prochaine passion entre les deux éphèbes (on n'est pas chez Guiraudie question diversité physique)… Rien de renversant côté scénario : on attend montre en main l’élément perturbateur venant casser l’élan charnel. Pourtant, et c’est là que le film nous rattrape, celui-ci ne vient pas avec ses gros sabots. On est dans la (...)

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