Collision mortelle de Millas : la conductrice nie avoir forcé la barrière du passage à niveau

© RAYMOND ROIG / AFP

"Tout était levé, tout était éteint, il n'y avait pas de signal sonore" au passage à niveau: en larmes, la conductrice du car scolaire percuté par un train à Millas dans les Pyrénées-Orientales s'est défendue lundi, au début de son procès, d'avoir commis une imprudence.

Six collégiens qui rentraient chez eux à bord du car ont trouvé la mort le 14 décembre 2017 et 17 ont été blessés dont huit très grièvement. Seule prévenue, la conductrice du car scolaire , Nadine Oliveira, 53 ans, est restée la majeure partie du temps prostrée, tête baissée, une boîte de mouchoirs à sa disposition.

"Qu'elle nous demande pardon et qu'elle s'excuse"

"Je revois bien la scène, tout était levé, tout était éteint, il n'y avait pas de signal sonore, j'ai engagé le bus", a décrit la prévenue, tailleur noir et lunettes de vue relevées sur sa chevelure auburn, fondant en larmes alors que la présidente l'interroge sur les circonstances du franchissement du passage à niveau .

 

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"Après je reprends de la vitesse, je me réveille par terre avec plein de cris. Il y avait un enfant sur ma droite par terre", a-t-elle ajouté. Se décrivant comme une conductrice "prudente et consciencieuse" qui étudiait ses parcours en amont, Nadine Oliveira empruntait ce trajet six fois par jour depuis septembre 2017 mais sans jamais avoir été confrontée au passage d'un train.

"C'est primordial, important et vital pour nous...


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