Un collectif réclame une série de mesures "d'urgence" pour les enfants

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Ses membres plaident notamment pour regrouper toutes les législations et réglementations concernant les mineurs au sein d'un nouveau "Code de l'enfance".

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce samedi à Paris à l'appel du collectif CEP-Enfance pour réclamer la mise en oeuvre de mesures "d'urgence pour la cause des enfants". Ce collectif d'associations, ONG ou syndicats demande notamment un "plan Marshall pour extirper trois millions d'enfants et leur famille de la pauvreté" et des "moyens humains et financiers conséquents" pour les services publics chargés de l'enfance.

Sur des pancartes, les manifestants exigeaient par exemple "une politique publique universelle pour l'enfance" ou "le respect intégral des droits des enfants". "Les politiques publiques en faveur de l'enfance sont actuellement trop cloisonnées et segmentées, il faut un ministère de l'enfance de plein exercice", avait expliqué Fabienne Quiriau, au nom du collectif CEP (Construire ensemble la politique de l'enfance), vendredi, lors d'une conférence de presse. Elle a également plaidé pour regrouper toutes les législations et réglementations concernant les mineurs au sein d'un nouveau "Code de l'enfance".

"Bien sûr tout ne va pas mal pour tous les enfants en France, mais les choses se dégradent. Il y a suffisamment de signaux d'alarme qui s'activent pour que nous lancions ce cri d'alerte", avait souligné Pierre Suesser, du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile (SNMPMI).

Interpeller les politiques

Le collectif dénonce notamment la présence de "nouveau-nés à la rue", l'expulsion ou le placement en centres de rétention de familles avec enfants, les délais "scandaleux" pour que les enfants bénéficiant d'une mesure de protection décidée par un juge accèdent effectivement à une mise à l'abri.

Le gouvernement doit agir davantage contre l'extrême pauvreté frappant les enfants, un "scandale absolu" qui "s'inscrit dans leur tête, dans leur coeur, avant même leur naissance", avait protesté Céline Truong, d'ATD Quart monde, en fustigeant les "expulsions sans solution de relogement, qui sont contraires à la loi et aux engagements internationaux de la France".

Le collectif demande aussi le "développement et la revitalisation des services publics pour l'enfance", notamment les PMI, la protection de l'enfance et les services judiciaires de la jeunesse. Il réclame la gratuité des crèches, cantines et du temps périscolaire, d'abord pour les enfants "sous le seuil de pauvreté". La manifestation de ce samedi est une "première étape": le collectif veut interpeller les candidats aux élections présidentielle et législatives pour leur demander de s'engager sur ses propositions.

Article original publié sur BFMTV.com

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