La collecte pour sauver le zoo de Pont-Scorff est un succès

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique

Lancée depuis seulement trois jours, la campagne de financement participatif pour racheter un zoo en Bretagne est un immense succès. L'objectif de 600.000 euros a dores et déjà été dépassé ! Il faut dire que l'ONG Rewild, à l'origine du projet, a reçu un joli coup de pouce de Marc Simoncini. Le fondateur de Meetic a participé à hauteur de 250.000 euros à la récolte de fonds. Ajouté aux 400.000 euros offerts par les 23.000 (plus) petits donateurs, cela a permis de dépasser le plafond.

Cet argent va permettre à Rewild de « réaménager les lieux pour que les animaux aient de meilleures conditions », mais aussi de « mener un check-up de santé de tous les animaux », d'après la coprésidente Lamya Essemlali. Par ailleurs, la cagnotte va rester ouverte afin d'obtenir les fonds nécessaires au fonctionnement du zoo, le temps de mettre en place le projet économique prévu.

Si les animaux en captivité n'ont pas été trop imprégnés par l'humain, ils pourront retourner à la vie sauvage. © Cranach, Adobe Stock

Une nouvelle vie

Comme l'expliquait Lorane Mouzon à Futura samedi dernier (voir ci-dessous), l'idée est de créer une économie plus vertueuse autour de ce lieu. Pour cela, des visites en réalité virtuelle seront développées. Elles permettront d'observer les animaux dans leur milieu naturel, sans les imprégner de l'humain. Un centre de formation sera également mis en place, ainsi qu'un restaurant.

En attendant ces rentrées d'argent, l'ONG Rewild estime avoir besoin de 100.000 euros par an pour prendre soin des 561 animaux présents. Mais aussi des animaux récupérés lors du démantèlement de trafics

À terme, le zoo breton sera transformé en centre de réhabilitation pour les animaux sauvés du trafic. Après avoir reçu les soins adéquats, si l'animal est capable de retourner à la vie sauvage, il sera renvoyé dans son milieu d'origine. Et cela pourrait faire une énorme différence, puisque le trafic et le commerce d'animaux sauvages sont la deuxième cause de leur disparition (après la...

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