Pour Colin Powell, son "plaidoyer pour la guerre» en Irak était "une tache" sur sa réputation

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En 2009, interrogé par Paris Match, Colin Powell reconnaissait que son «plaidoyer pour la guerre» en Irak, en 2003, était «une tache» sur sa réputation.

Une fiole à la main, de l'anthrax à l'intérieur : cette image est devenue historique. Le 5 février 2003, devant le conseil de sécurité des Nations unies, le secrétaire d'État américain Colin Powell -décédé ce lundi à l'âge de 84 ans- voulait ainsi démontrer la nécessité d'intervenir en Irak, assurant qu'il n'y avait «aucun doute que Saddam Hussein a des armes biologiques et la capacité d'en produire rapidement davantage» : «Et il a la capacité de répandre ces poisons et maladies mortels de façon à provoquer des morts et destructions massives. Si les armes biologiques semblent trop horribles à envisager, les armes chimiques sont tout aussi glaçantes.» En 2009, interrogé par Paris Match, l'ancien secrétaire d'État avait reconnu son erreur : «Je regrette ce que j'ai dit. Les renseignements que m'avaient fournis les services secrets étaient erronés. Il ne faut pas oublier que, trois mois auparavant, le Congrès des États-Unis avait voté à l'unanimité le soutien au président s'il décidait d'entrer en guerre.»

«Il n’existe pas de guerre de nécessité, toutes les guerres sont des guerres de choix. Nous avons fait deux choix : d’abord, celui de frapper ceux qui nous avaient attaqués en Afghanistan, et ensuite celui de prévenir une possible utilisation par l’Irak d’armes de destruction massive. Certains de mes collègues à l’Onu jugeaient que cela ne justifiait pas de s’engager dans ce conflit. Ma présentation très médiatique devant l’Onu pour légitimer l’usage de la force restera cependant comme une tache sur ma réputation», avait-il ajouté.

«L’Afghanistan était l’endroit à partir duquel nous avions été frappés, avait-il rappelé. Nous avons demandé aux talibans de nous livrer Ben Laden. Ils ont refusé, donc nous sommes(...)


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